Let’s play murder ! Sherlock Holmes au 221B Baker Street

Ah, Sherlock Holmes…  Né en 1887 de la main de Sir Arthur Conan Doyle, le brillant détective installé au 221b Baker Street à Londres devient très vite une superstar du XIXème siècle (et fait de son auteur un homme riche) : tout le monde succombe à son charme bohémien, son sens de la déduction et ses critiques acerbes, mais aussi à son côté plus « sombre » : lorsqu’il n’a aucun cas à étudier, Holmes est un drogué de haut vol, et sa dépendance ajoute beaucoup de charme à un personnage qui aurait, sans cela, parut bien trop parfait et rationaliste.

don't appall me

when i'm high

 

Très vite, Conan Doyle n’est plus connu que comme « l’homme qui a écrit Sherlock Holmes » (alors que son travail ne se bornait pas à l’écriture de ces histoires : il a écrit quantité de romans historiques qui n’ont pas eu le succès escompté), il prend son personnage en aversion et décide purement et simplement de le tuer dans Les Chutes du Reichenbach. Stupéfaction chez les lecteurs (dont la mère de Conan Doyle faisait partie) ! Scandalisés, ils demandent à l’auteur d’écrire tout de même une suite à Sherlock Holmes, et les plus aficionados de Sherlock élaborent même une théorie, résumée par la formule « I believe in Sherlock »  : Holmes serait un homme fait de chair et d’os dont Conan Doyle ne faisait que rapporter les histoires, et il aurait bien été tué par son pire ennemi, Moriarty. Conan Doyle accepte finalement la requête de ses fans et rend la vie à Sherlock Holmes pour un temps.

i believe in sherlock

Et en 2014 ? De nos jours, deux projets (principalement) font revivre le détective : Sherlock Holmes, une adaptation cinématographique de Guy Ritchie et une série télévisée créée par Mark Gatiss et Steven Moffat, Sherlock.


far too fond of himself

Le film Sherlock Holmes accentue l’égocentrisme du héros, ainsi que sa propension à rester seul. Il en fait un personnage assez peu sérieux, souvent très drôle et décalé (pas vraiment l’image que dégage le livre), joué à la perfection par Robert Downey Jr. Le scénario, parfois un peu attendu, n’entache ni le brio des acteurs, ni l’humour des répliques !

(Extrait du film Sherlock Holmes ou Les Essais scientifiques de Holmes sur sa propre personne)


La série quant à elle accentue sur les qualités de déduction de Sherlock Holmes et les adapte au XXIème siècle : Holmes dispose d’un ordinateur, d’un portable et de tous les moyens modernes d’analyser un corps ou des indices.

lets play murder

Chaque épisode est salué de manière unanime non seulement par la critique et les téléspectateurs, mais aussi par les puristes de Sherlock Holmes (ce qui n’est pas une mince affaire !). La raison ? L’excellent jeu et la grande complicité des deux acteurs principaux, Benedict Cumberbatch (Holmes) et Martin Freeman (Watson) ainsi qu’un scénario toujours très travaillé et des répliques déjà cultes : une série à regarder encore et encore !

En résumé, Sherlock, se lit, se regarde voire s’adule, alors si ce n’est pas encore fait, commencez dès maintenant :

the game is on

 

Julie Dalla Valle

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